Nos réalisations

 

Gradient de naturalité - Echelle d'artificialisation 

Cet indicateur développé par le CILB s'inscrit dans l'objectif de "Zéro artificialisation nette" (ZAN) du plan Biodiversité de 2018

 

L'indicateur d'artificialisation s'inscrit dans le cadre du Plan Biodiversité 2018, dit "plan Hulot" dont l'axe 1.3 (actions 6 à 13)  vise le "Zéro artificialisation nette" (ZAN). Il couvre tant la préoccupation qu'est la disparition des terres agricoles pour les agriculteurs que la préoccupation qu'est la disparition des habitats pour la flore et la faune et les différentes pressions sur la  biodiversité. La fragmentation est aussi identifiée comme une autre pression ayant une incidence sur la biodiversité.

Pour répondre à cette attente, le CILB développe une échelle d’artificialisation qui reprend l’esprit du CBS (Coefficient de Biotope par Surface) de l’ADEME, utilisé dans les PLU, croisé avec l’Ecopotentiel (le Coefficient de potentiel de biodiversité) développé par Bruxelles Environnement, l’administration de l’environnement et de l’énergie en Région de Bruxelles-Capitale. Ces indicateurs intuitifs sont compréhensibles par tout citoyen et aisés à mettre en œuvre par tous les salariés des entreprises. Cette échelle ne nécessite pas d’étude particulière, l’observation des sites  et la connaissance des modes de gestion sont suffisants.

 

L'échelle développée par le CILB permet à tout exploitant de qualifier le niveau d’artificialisation des espaces dont il a la charge et de renseigner l’indicateur grâce au simple usage d’un décamètre ou autre moyen à sa disposition. Au-delà des aspects fonctionnels, cette échelle a une vertu pédagogique permettant à toute personne de s’approprier le concept d’artificialisation, de prendre conscience de l’empreinte de l’entreprise et de ses activités, et de comprendre les gestes qui limitent ou corrigent le phénomène.

 

Pour être positif et motivant, il a été choisi une échelle de naturalité qui va de 0 à 6, 6 étant le meilleur niveau (une « nature idéale »), 0 étant le moins bon (ex : un bâtiment classique ou une dalle de béton). Certaines catégories ont été subdivisées en sous-catégorie pour des usages plus spécifiques.

 

Le CILB, pour des espaces qui le concernent, propose une échelle qui comprend deux types d’espace : les espaces terrestres et les masses d’eau.

 

Pour interclasser les différents types d’espaces terrestres, comme pour le CBS, plusieurs critères ont été utilisés :

  • Le potentiel de développement de la biodiversité (fonction de la nature de l’aménagement, profondeur du sol, du mode de gestion associée, indépendamment de la qualité intrinsèque des sols),

  • La perméabilité,

  • La fragmentation,

  • La réversibilité de l’impact,

  • La « naturalité » du milieu.
     

À l’image du CBS un coefficient est attribué à chaque catégorie ou sous-catégorie d’espace (mesuré en hectare) ce qui permet de globaliser l’indicateur aux différentes échelles (parcelle, zone d’exploitation, établissement, entreprise, foncier de l’entreprise dans une commune, un département…) et de calculer un degré de naturalité ou à l’inverse d’artificialisation. Les hectares pondérés sont notés « haNCILB  ». 

Cet indicateur a vocation à être produit une fois par an au 31 décembre. Il concerne les terrains dont les entreprises sont propriétaires ou gestionnaires, et s'exprime en hectare (ha), avec au plus deux chiffres significatifs après la virgule, pour chacun des niveaux d'artificialisation et pour les différentes échelles territoriales ou organisationnelles. 

Catégories terrestres 
Catégories "masses d'eau"
 

Colloque de l'UICN 

« Corridors d’infrastructures, corridors écologiques ? Quelles contributions des infrastructures linéaires de transport et leurs emprises aux continuités écologiques ? »

Organisé à Paris par le Club Infrastructures linéaires et Biodiversité, avec la collaboration du Comité français de l'UICN, le séminaire « Corridors d'infrastructures, corridors écologiques ? Etat des lieux et recommandations » était un appel au monde de l’écologie et des gestionnaires d’espaces sur un sujet complexe et controversé pour qu’il confirme, invalide ou précise l’intérêt que peuvent présenter les dépendances vertes, situées le long des infrastructures linéaires de transport, pour les continuités écologiques.

Le séminaire a rassemblé quelques 160 participants issus d’horizons divers (chercheurs, gestionnaires d’espaces naturels, ONG naturalistes, services de l’Etat, autorités publiques, acteurs du territoire, gestionnaires d’infrastructures….) pour un questionnement partagé et une production collective à travers des exposés et des ateliers de travail.

 
 

CardObs : Saisie et gestion de données naturalistes

Dès 2012, les entreprises du CILB ont eu la volonté d’échanger les nombreuses données naturalistes qu’elles géraient et de les délivrer au grand public, via l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) géré par le Muséum national d’histoire naturelle. C’était pour plusieurs d’entre elles une des actions de leur engagement au titre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB). Elles se sont appuyées pour cela sur l’outil de bancarisation CardObs créé et administré par le Muséum, près de 5 ans avant l’obligation de téléversement des données faune-flore dans l’INPN, issue de la loi biodiversité de 2016. 

Commission d’enquête compensation écologique du Sénat 

Le CILB a été auditionné en février 2017 par la Commission d’enquête du Sénat relative à la réalité des mesures de compensation des atteintes à la biodiversité engagées sur des grands projets d’infrastructures, ce qui lui a permis d’exprimer le point de vue des aménageurs et gestionnaires d’infrastructures linéaires sur ce sujet, les défis auxquels ils doivent faire face au sein des territoires pour mettre en œuvre les compensations, les difficultés rencontrées et les perspectives envisageables. 

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